À la mémoire d’Odette Paret

J’ai le regret de vous annoncer la mort de ma mère qui souffrait depuis de nombreuses années de la maladie d’Alzheimer.

La « carrière » de mes parents en CO date de la fin des années 1980 lorsque Jérôme a découvert ce sport au collège et a demandé à mes parents de l’emmener à sa première course de club. Au début, ils l’attendaient dans la voiture avec maman qui tricotait jusqu’au jour où ils ont accepté d’essayer.

Et tout a démarré alors comme mes parents l’avaient toujours fait, c’est à dire à fond. Assez vite, on ne parlait plus que de CO à la maison et ils se sont investis dans les instances. Ils ont donc déboulé au Comité départemental, à la Ligue, bien encouragés par Michel et Annie. Maman a fait parler son efficacité d’organisation. Et ils ont participé à leur premier raid, celui du Verdon.

A partir de là, leur sous-sol s’est petit à petit rempli des petites boites des différents circuits du Raid, des milliers et milliers d’épingles à nourrice. Et cette course les a emmenés aux quatre coins du pays au fil des ans.

Au milieu de tout cela, il y a eu la fameuse naissance du « Bébé raid ».

Mes parents ont pris beaucoup de plaisir à travailler au développement de ce sport et ce jusqu’au décès de mon père, qui a correspondu avec le début de la maladie de ma mère.

Je me souviens également du raid à Pélussin et de l’émotion de maman lorsqu’elle est montée sur le podium pour donner le départ de la course et de l’hommage rendu à papa à cette occasion.

La meilleure preuve de leur engagement à toute épreuve, c’est que nous avons finalement tous fini par être licencié à un moment ou un autre à Orient-Express42 avec plus ou moins de succès bien sûr.

Les deux points d’orgue de leur engagement ont été je pense les championnats de France dans le Pilat et les premiers championnats groupés à Saint Anthème pour lesquels ils avaient donné leurs vacances et fait participer même Malik qui avait enfilé les rubans bleu, blanc, rouge sur les médailles…

Tant de souvenirs et de bons moments passés avec tant de personnes. Il me faudrait un cahier entier pour parler de tous. Cela aura vraiment été un pilier de leur vie à partir de la cinquantaine et je suis reconnaissante à vous tous pour tout ce que vous leur avez permis de vivre.

Chérissez chacun le souvenir que vous avez d’elle et réjouissez-vous que ses souffrances soient terminées.

Emmanuelle Paret

Photo d’Odette Paret prise par Michel Devrieux.